Aller au contenu
Banc de Loire Pêche en Indre-et-Loire
01 FOSSE : le fond de la fosse, le silure, la carpe et les plombs lourds.

Techniques et matériel · FOSSE

Le poids des plombs et la lecture des touches

Trop lourd ou trop léger : ajuster la plombée à la profondeur et au courant et lire touches franches ou hésitantes en rivière et en étang tourangeau.

Canne arquée au-dessus d'un grand fleuve, fil tendu qui entre dans l'eau à l'aplomb d'un plomb, remous circulaires à la surface, bateau au loin sur le courant.
FOSSE. Image générée.

FOSSE

  • Saison : toute l’année
  • Débit : selon le jour
  • Leurre : selon la cote

Autres pages à cette cote : Les poissons et leurs milieux en Touraine
Où pêcher en Indre-et-Loire entre Loire et étangs
Pêcher le silure dans la Loire tourangelle

Ce qu'on cherche
Trop lourd ou trop léger : ajuster la plombée à la profondeur et au courant et lire touches franches ou hésitantes en rivière et en étang tourangeau.
Ce qui change selon l'eau
FOSSE : le fond de la fosse, le silure, la carpe et les plombs lourds.
Ce que la page historique ne dit pas
L'adresse reprise ici est un relevé d'archive du 21/10/2014 : ce relevé ne portait ni le débit du jour, ni la date d'ouverture de la pêche, ni la taille légale de l'année. Ces trois valeurs se vérifient auprès de la source publique citée en fin de page.

Vous lancez votre montage, vous le laissez se poser et vous attendez le signal qui vous dira de ferrer. Sur une pêche posée sur le fond, tout se joue entre le plomb qui tient votre esche en place et l’indice visuel ou tactile qui trahit la touche. Banc de Loire vous aide à relier ces deux réglages au courant que vous voyez et au sol que vous devinez sous la ligne.

Que présente vraiment une ligne posée sur le fond ?

La pêche au posé, que vous appelez aussi ligne morte ou ligne de fond, consiste à présenter une esche aux poissons sur le fond. Vous ne soutenez pas l’appât entre deux eaux comme avec une ligne flottante, vous le déposez là où les poissons blancs et les carnassiers viennent fouiller ou chasser. Votre ligne est donc composée principalement d’une plombée, d’un amorçoir, appelé feeder en anglais, ou d’un plomb. Il s’agit bien d’une pêche au lancer, même si l’action se passe ensuite à l’arrêt, posée devant vous. Vous comprenez alors pourquoi le choix du lest ne se fait jamais au hasard : il conditionne la stabilité de l’esche et la lisibilité de la touche. Si vous débutez, retenez ce repère simple pour vos techniques et matériel : une esche stable donne une touche lisible, une esche qui roule donne un signal brouillé.

Plombée, amorçoir ou plomb : comment choisir la base ?

Vous avez trois bases possibles pour tenir le fond : la plombée répartie sur la ligne, l’amorçoir qui associe lest et amorce, ou le plomb seul en bout de ligne. La plombée vous permet de garder une présentation souple quand le courant reste modéré et que le sol ne retient pas la ligne. L’amorçoir, appelé feeder en anglais, vous sert quand vous voulez réunir le lest et l’attraction de l’amorce au même point. Le plomb seul vous donne une tenue franche quand vous cherchez un maintien direct sur le fond. Votre corps de ligne porte en général un ou plusieurs hameçons et le lest se trouve fixé au bout, avec des perles et des éléments de montage qui varient selon le poste pêché, le poisson recherché et les conditions extérieures comme le vent et les courants. Vous adaptez donc l’ensemble au poste du jour au lieu de garder le même montage partout.

Pourquoi la forme du plomb suit-elle le courant et le sol ?

La forme du plomb peut varier d’après l’intensité du courant ou la nature du sol. Vous lisez d’abord l’eau devant vous : filets visibles, remous, zones de turbulence, fond que vous supposez sableux, vaseux ou encombré. Puis vous choisissez une forme qui tient sans se bloquer de façon excessive. Sur un sol dur et régulier, une forme simple se pose et reste lisible. Sur un sol irrégulier, une forme qui accroche trop vous masque les touches fines parce que chaque micro déplacement semble venir du poisson. Vous testez toujours la tenue par un lancer d’essai et vous regardez comment la bannière se comporte après la pose. Si la ligne dérive par à-coups, vous revoyez la forme avant de toucher au reste. Cette attention au duo courant et sol vous évite de corriger la touche alors que le défaut vient du lest.

Quand le plomb grappin accroche-t-il vraiment le sable ?

Dans les vagues et les zones de turbulence, les pêcheurs utilisent un plomb dit plomb grappin muni de trois ou quatre branches qui stabilise la ligne en accrochant le fond sableux. Vous retrouvez ici le même principe que sur vos pêches posées en eau douce : le lest ne sert pas seulement à lancer loin, il sert à garder l’esche au point choisi. Les trois ou quatre branches s’ouvrent et mordent le sable, ce qui limite le roulis quand l’eau pousse. Vous comprenez alors la différence avec un plomb lisse qui glisse et vous oblige à retendre sans cesse. Sur un fond sableux, vous laissez le grappin travailler et vous ne bridez pas la ligne outre mesure pour garder la sensibilité. Sur un autre sol, vous revenez à une forme plus simple parce que l’accroche ne joue plus son rôle. Vous réglez ainsi le lest en fonction du poste, du poisson recherché et des conditions du moment.

Détail recadré au carré : la ligne qui coupe la surface et les premiers cercles du remous, flotteur discret posé au-dessus du plomb, eau verte et profonde.
Détail recadré au carré : la ligne qui coupe la surface et les premiers cercles du remous, flotteur discret posé au-dessus du plomb, eau verte et profonde.FOSSE Image générée.

Comment lire une touche sur un contrepoids ?

La touche sur une ligne posée se détecte par un dispositif de contrepoids ou par un détecteur électronique cher aux carpistes. Le contrepoids prend deux visages familiers : l’écureuil accroché à la ligne ou la boulette d’amorce posée sur le fil entre le moulinet et le premier anneau de la canne. Vous retrouvez la définition de la pêche au posé décrite ici avec ses variantes de ligne morte et de ligne de fond. Vous placez l’écureuil ou la boulette de façon à voir le moindre départ vers le large ou le moindre relâchement vers vous. Une montée franche vous indique que le poisson part avec l’esche, une retombée vous indique qu’il revient vers vous en détendant le fil. Le détecteur électronique vous donne le même signal par le son et la lumière quand vous pêchez plusieurs cannes ou quand vous surveillez de loin. Vous gardez toujours la bannière juste tendue, sans excès, pour que le contrepoids parle au lieu de pendre dans le vide.

Que vous dit la pointe de la canne ?

La touche peut aussi être détectée en observant le mouvement de l’extrémité de la canne à pêche, désigné par l’anglicisme « quiver tip » qui signifie pointe frémissante. Vous suivez des yeux le scion et vous apprenez son langage : frémissement bref, tirée marquée, relâchement soudain. Le frémissement bref vous signale souvent un contact sans engamement, la tirée marquée vous appelle à vous préparer, le relâchement soudain vous indique parfois un poisson qui reprend vers vous. Vous ne ferrez pas sur chaque tremblement, vous attendez la confirmation par un second mouvement dans le même sens. Cette lecture à la pointe vous rend très précis quand le courant reste sage et que le lest tient bien. Vous complétez ce repère visuel en gardant la main près du talon pour sentir ce que l’œil hésite à trancher. Vos poissons et milieux aquatiques demandent cette double attention parce que chaque poste filtre les signaux à sa façon.

Pourquoi trois cannes changent-elles la lecture des touches ?

La pêche de la carpe au posé est dite pêche en batterie parce qu’elle est bien souvent réalisée à l’aide de trois cannes ou plus posées sur un support. Vous ne surveillez plus une pointe isolée, vous surveillez un ensemble où chaque canne doit raconter sa propre histoire sans brouiller celle des voisines. Vous espacez les supports, vous alignez les scions dans le même plan visuel et vous réglez chaque contrepoids ou chaque détecteur de la même façon pour obtenir des signaux comparables. Une touche sur la canne de gauche ne doit pas vous faire toucher la canne du milieu. Vous identifiez la canne, vous lisez le sens du signal, puis vous intervenez. Cette discipline vous aide aussi quand vous pêchez les carnassiers avec plusieurs lignes posées, parce que la pratique employée par les carpistes est aussi utilisée par les pêcheurs à la recherche du carnassier. Vous gagnez en clarté ce que vous perdez en mobilité.

Le sandre au poisson mort : quelle touche attendre ?

Le sandre est très friand du poisson mort, et ce goût explique une touche particulière sur vos montages posés. Vous présentez un poisson mort sur le fond, lesté juste assez pour rester au point, et vous attendez une touche souvent discrète au départ puis décidée. Le sandre saisit, se déplace peu, puis repart, ce qui se traduit par un petit appel sur l’écureuil ou sur la pointe suivi d’un départ franc ou d’une détente. Vous laissez la touche se dérouler sans tendre davantage, parce qu’une bannière trop raide décroche le poisson avant le ferrage. Votre sandre au poisson mort se pêche ainsi à la patience, canne sur support, main disponible, regard fixé sur le bon indicateur. Vous notez le sens du premier mouvement pour ferrer dans le bon axe au lieu de ferrer à contretemps. Cette lecture calme vous évite de confondre le travail du courant sur le lest avec la prise en bouche.

Que faire après une touche manquée ?

Vous venez de ferrer dans le vide et vous vous demandez si le lest, la pointe ou votre geste sont en cause. Vous commencez par vérifier l’esche et la position du montage avant de changer tout le système. Puis vous regardez si la forme du plomb a tenu face au courant et à la nature du sol pendant la dérive précédente. Si le montage a roulé, vous revoyez la forme au lieu de mettre en cause le ferrage. Si le montage est resté en place, vous revoyez la sensibilité : écureuil trop lourd, boulette d’amorce sur le fil entre le moulinet et le premier anneau trop collante, détecteur réglé de façon trop sensible, pointe trop raide pour la touche du jour. Vous pouvez aussi tenir la canne en main pour mieux sentir les touches quand le visuel ne tranche pas, comme les pêcheurs qui gardent la canne posée sur une pique plantée dans le sable ou les galets, ou sur un trépied, puis la reprennent pour affiner le contact. Vous relancez au même point, vous retendez juste ce qu’il faut et vous laissez la ligne vous reparler.

Correspondance des trois étages d'eau
CoteHauteur d'eauFondLeurre de départPages
Borduremoins d'un mètresable, graviers, herbierscuillère légère, leurre de surface6 pages
Mi-eaula couche de chasseveines de courant, seuilspoisson nageur, leurre souple6 pages
Fossele fond de la fossemouilles, fosses de pontplomb lourd, mort-maniépage courante

Repères de lecture

La rédaction ne publie ni poids de plomb ni taille de cuillère en chiffres : les valeurs utiles dépendent du débit du jour, de la profondeur réelle du poste et de la vitesse du courant, que seule la lecture du bord donne. Ce que la page décrit, c'est la relation entre l'étage d'eau et le geste, pas un barème.

Le scion de canne penché vers l'eau, fil tendu dans l'axe du courant, fleuve large et ciel bas en arrière-plan, berges lointaines au niveau de l'horizon.
Le scion de canne penché vers l'eau, fil tendu dans l'axe du courant, fleuve large et ciel bas en arrière-plan, berges lointaines au niveau de l'horizon.FOSSE Image générée.

Après cette page

Cette page appartient à la rubrique Techniques et matériel, à la cote FOSSE. Les autres pièces de la même cote sont listées dans le relevé de la page d'accueil et dans la rubrique.

Voir la rubrique Techniques et matériel

La suite

À voir ensuite

Trois pièces de la même rubrique, choisies pour continuer la lecture au même niveau d'eau ou au suivant.