Poissons et milieux · FOSSE
Le sandre : où le chercher et comment le prendre
Fosses, enrochements et tombées du jour : les postes à sandre en Loire et Cher, les leurres adaptés et la lecture des touches les plus fines.
- Poissons et milieux
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FOSSE
- Saison : toute l’année
- Débit : selon le jour
- Leurre : selon la cote
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- Ce que la page historique ne dit pas
- L'adresse reprise ici est un relevé d'archive du 02/04/2014 : ce relevé ne portait ni le débit du jour, ni la date d'ouverture de la pêche, ni la taille légale de l'année. Ces trois valeurs se vérifient auprès de la source publique citée en fin de page.
Vous pêchez la Loire ou le Cher et vous voulez comprendre où se tient le sandre, à quelle heure il s’active et avec quoi le tenter. Vous allez apprendre à lire les fonds lents et creux, à choisir entre vif, poisson mort et leurre souple, et à respecter la taille légale qui s’applique en deuxième catégorie.
Un poisson de fond qui aime l’eau lente et creuse
Le sandre porte le nom scientifique de Sander lucioperca et il est aussi appelé sandre doré européen ou perche-brochet. Vous le reconnaissez à son corps allongé, cylindrique et fusiforme, beaucoup moins bossu que celui de la perche commune, à sa tête fine et longue et à sa gueule bien fendue qui porte deux paires de canines très développées. Son dos gris verdâtre porte des rayures ou des marbrures verticales plus foncées avec des reflets dorés, puis ses flancs s’éclaircissent sous la ligne latérale jusqu’au ventre blanc. La page citée donne une taille de 30 à 125 cm, avec de rares spécimens qui dépassent le mètre, un poids qui peut atteindre exceptionnellement 15 kg et une vie de 10 à 15 ans, au maximum 20 ans. Vous comprenez ainsi quel type de carnassier vous cherchez quand vous prospectez les poissons de Loire et milieux aquatiques en Indre-et-Loire.
Pourquoi le cherchez-vous plus creux en hiver ?
Le sandre fréquente les grands cours d’eau aux flots lents et aux fonds de sable ou de graviers, ainsi que les eaux calmes des lacs, des étangs et des réservoirs, à condition que le fond ne soit pas boueux et que la profondeur reste suffisante. C’est un poisson de fond qui aime avoir plusieurs mètres d’eau au-dessus de lui et qui supporte des écarts de température de 0 à 26 °C. Il supporte aussi les eaux saumâtres et, dans les estuaires, il va jusqu’à la limite des eaux salées. En hiver, vous le trouvez plus bas dans la colonne d’eau, car il descend en profondeur pour trouver une eau plus chaude. Vous avez donc intérêt à allonger vos plombées et à ralentir vos animations quand les eaux refroidissent.
À quoi le reconnaissez-vous une fois dans l’épuisette ?
Vous pouvez vérifier deux nageoires dorsales distinctes, la première épineuse et la seconde avec un ou deux rayons épineux et une vingtaine de rayons flexibles. Les deux premiers rayons de la nageoire anale sont également épineux et les opercules portent deux rayons épineux acérés, très coupants sur leurs bords inférieurs. Les écailles sont petites et râpeuses, la ligne latérale est bien marquée et légèrement incurvée, le pédoncule caudal est assez fin et les lobes de la nageoire caudale sont nettement arrondis à leurs extrémités. Les mâles prennent une teinte plus sombre en période de reproduction et c’est le seul trait fiable du dimorphisme sexuel. Ces détails vous aident à ne pas le confondre avec la perche ou le brochet au bord de l’eau.
Comment son œil change-t-il vos horaires ?
L’œil du sandre est globuleux et vitreux, avec les plus grandes cellules visuelles connues chez les vertébrés. Sa rétine compte un grand nombre de bâtonnets, ces cellules qui ne distinguent que le noir et le blanc mais qui restent efficaces en très faible luminosité, comme chez les rapaces nocturnes tels que le hibou. Elle possède aussi un tapis réflecteur riche en guanine qui réfléchit la lumière et augmente l’acuité visuelle dans les milieux sombres. Vous comprenez pourquoi il reste dangereux pour ses proies en eau trouble ou profonde, alors que l’anguille d’Europe ou le silure glane chassent surtout par l’odorat ou par le toucher avec leurs moustaches. Vous ne devez pourtant pas en faire seulement un chasseur nocturne, car il chasse aussi le jour, même s’il lui arrive de chasser la nuit, surtout en été. Vous gagnez donc à pêcher les bordures d’éclairage que sont l’aube, le crépuscule et les eaux teintées.

Où le trouver en Loire et dans le Cher ?
Vous recherchez les hauts fonds réguliers où le courant ralentit fortement, les fosses en aval des seuils, les bordures de chenaux au fond propre et les plats de sable ou de graviers sans vase. En Loire, ces postes correspondent aux veines calmes entre deux courants, aux retours de berge et aux profondeurs stables où le poisson peut se tenir près du fond. Dans le Cher, aux débits souvent plus réguliers, vous insistez sur les cassures, les pieds de piles et les zones calmes des plans d’eau reliés au cours principal. La page citée rappelle qu’on le trouve dans beaucoup de rivières, de canaux et d’étangs, et qu’en France il n’est pas indigène mais qu’il est désormais très répandu après des alevinages à grande échelle. Vous pouvez situer ces postes avec les lieux pour pêcher en Loire, dans le Cher et dans les étangs.
Quand la reproduction modifie-t-elle son comportement ?
La reproduction a lieu d’avril à juin selon les climats locaux, lorsque la température de l’eau avoisine 12 à 14 °C. Les mâles et les femelles se réunissent alors sur des hauts fonds réguliers où le courant est fortement ralenti, avec une profondeur d’eau idéale de 1 à 1,5 m. Le mâle prépare un nid sur fond de sable ou de gravier, d’environ 50 cm de circonférence, il élimine toute trace de boue et il ne s’arrête que quand apparaissent les racines des végétaux environnants. La femelle dépose ses œufs en petits paquets que le mâle féconde immédiatement, puis le mâle garde farouchement le nid contre les prédateurs pendant l’incubation de 10 à 15 jours, il le garde propre et il oxygène les œufs à coups de nageoire énergiques. Vous devez savoir que le mâle est alors extrêmement agressif et qu’il mord à peu près n’importe quoi qui passe à sa portée, ce qui le rend vulnérable. La fécondité reste élevée, avec environ 200 000 ovules par kilogramme de femelle.
Que mange-t-il vraiment et que vous apprend son gosier ?
Les alevins mesurent de 3 à 3,5 mm à la naissance, ils se nourrissent d’abord de phytoplancton, puis très vite de zooplancton et de daphnies, et vers l’âge de deux mois ils atteignent quelques centimètres et profitent des alevins de nombreuses espèces de cyprinidés, avec des vers, des larves aquatiques et des gammares en complément. Les adultes mangent surtout d’autres poissons mais, contrairement au brochet, ils doivent se limiter à des proies de petite taille, car leur gueule est large mais leur gosier est étroit. Leurs proies favorites sont des ablettes, des goujons, des petits gardons de deux ou trois ans, ainsi que des écrevisses. Vous ajustez donc la taille de vos appâts et de vos leurres vers le petit format plutôt que vers les grosses bouchées. Cette page consacrée au sandre doré détaille les traits et le régime qui expliquent ce choix.
Quels appâts et quels leurres tentez-vous en premier ?
Vous pouvez le pêcher au ver, au vif et aux leurres, avec des techniques proches de celles employées pour le brochet, mais vous restez plus discret car c’est un poisson plus méfiant. Il mord aux poissons morts, aux vifs ou aux leurres souples animés et il est très sensible aux couleurs vives, ce qui vous permet de jouer sur la teinte quand l’eau se trouble. Il ne coupe pas le nylon avec sa denture et il vous permet l’usage de lignes sans avançon d’acier. Vous utilisez en général une ligne en tresse pour mieux ressentir les touches qui peuvent parfois être discrètes. Vous savez aussi que le sandre tue souvent le vif et le laisse pour le reprendre plus tard, donc vous ne précipitez pas votre ferrage au premier déplacement. Vous travaillez lentement près du fond, par petites tirées et pauses, dans les techniques aux leurres et matériel pour pêcher en Touraine.
Quelle taille devez-vous relâcher ?
En France, la taille légale de capture est de 60 cm en cours d’eau de deuxième catégorie publique et, en dessous, vous devez obligatoirement le relâcher. Vous mesurez donc chaque poisson à plat, sans le blesser, avant toute décision. Vous gardez vos manipulations courtes, les mains mouillées, et vous remettez à l’eau rapidement les sujets qui n’atteignent pas la taille. Vous notez que la page citée ne publie pas les dates d’ouverture propres au département.
La page Sander lucioperca de l’encyclopédie en ligne présente la classification, les noms vulgaires et l’étymologie du mot sandre. Elle décrit le corps, l’œil, le régime des alevins et des adultes, la nidification d’avril à juin et l’aire d’origine de l’Elbe à l’Oural. Elle expose aussi l’habitat en eau lente et profonde et les bases de la pêche au vif et aux leurres. Vous pouvez y relire ces points avant de caler vos postes, vos profondeurs et vos tailles de leurres pour votre prochaine sortie.
| Cote | Hauteur d'eau | Fond | Leurre de départ | Pages |
|---|---|---|---|---|
| Bordure | moins d'un mètre | sable, graviers, herbiers | cuillère légère, leurre de surface | 6 pages |
| Mi-eau | la couche de chasse | veines de courant, seuils | poisson nageur, leurre souple | 6 pages |
| Fosse | le fond de la fosse | mouilles, fosses de pont | plomb lourd, mort-manié | page courante |
Repères de lecture
La rédaction ne publie ni poids de plomb ni taille de cuillère en chiffres : les valeurs utiles dépendent du débit du jour, de la profondeur réelle du poste et de la vitesse du courant, que seule la lecture du bord donne. Ce que la page décrit, c'est la relation entre l'étage d'eau et le geste, pas un barème.

Après cette page
Cette page appartient à la rubrique Poissons et milieux, à la cote FOSSE. Les autres pièces de la même cote sont listées dans le relevé de la page d'accueil et dans la rubrique.


